Court-termisme financier
Dans les entreprises cotées de l’Union européenne, les versements aux actionnaires (dividendes et rachats d’actions) passent de moins de 1 % du chiffre d’affaires en 1992 à près de 4 % en 2018, tandis que l’investissement rapporté au chiffre d’affaires recule depuis le début des années 2000. L’IPBES range « la priorité donnée aux gains de court terme, individuels et matériels » parmi les trois causes profondes du déclin de la nature. La mesure de l’étude européenne est contestée : ses critiques jugent plus pertinents les versements nets des levées de capital.
Contexte : Des entreprises et des banques qui arbitrent entre la rémunération immédiate et l’investissement de long terme.