En un coup d'œil
Rythme d'absorption thermique par l'océan, exprimé en équivalents Hiroshima (62,76 TJ) par seconde.
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Actualité · juillet 2026
Les océans battent un record de chaleur de surface en juillet
Selon le bulletin mensuel de Copernicus (C3S), la température de surface de l'océan extra-polaire (60°S–60°N) a atteint 20,96 °C en juillet 2026, record pour un mois de juillet (précédent : 20,89 °C en 2023). L'air à la surface du globe était à 16,90 °C, soit 1,47 °C au-dessus de 1850–1900. En juin, Copernicus avait déjà signalé des records journaliers, jusqu'à 21,0 °C le 21 juin selon Copernicus Marine.
Ce signal ne remplace pas les données OHC du labo : la température de surface (SST) mesure la peau de l'océan, tandis que l'OHC quantifie l'énergie accumulée dans le volume océanique. Ensemble, ils racontent la même dynamique : un océan qui absorbe et restitue de plus en plus d'énergie au système climatique.
Source primaire et distinction SST/OHC détaillées dans la Méthode.
Pourquoi la bombe d'Hiroshima comme unité ?
La bombe larguée sur Hiroshima en août 1945 est l'une des deux seules à avoir été employée en conditions réelles. Sa puissance destructrice est ancrée, consciemment comme inconsciemment, dans l'imaginaire collectif. Nous connaissons l'énergie qu'elle a libérée (environ 63 TJ) : elle offre un repère concret pour appréhender des ordres de grandeur autrement abstraits.
Le bilan du réchauffement climatique s'exprime en zettajoules, des échelles si vastes que peu de personnes parviennent à s'en faire une idée intuitive. Les climatologues recourent souvent à l'équivalent « bombe d'Hiroshima » pour traduire un flux énergétique en image mentale immédiate.
Important : dans cet outil, chaque « bombe » désigne une quantité d'énergie thermique absorbée par l'océan, et non une explosion.